Vaccins vivants et antibiothérapie locale : respecter les recommandations du RCP, rappellent deux articles de La Dépêche Technique

Lorsqu'un risque minime subsiste concernant un vaccin vivant, il est indiqué dans le RCP.

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Exercice

Deux articles de La Dépêche Technique (supplément de La Dépêche Vétérinaire) rédigés par les membres du Comité de suivi des médicaments vétérinaires rappellent l'importance de respecter les recommandations du RCP, en particulier lors de l'usage de vaccins vivants vétérinaires et en cas d'antibiothérapie locale. Les deux articles sont en ligne et en libre accès.

Les membres du Comité de suivi des médicaments vétérinaires de l'Agence nationale du médicament vétérinaire ont publié récemment, dans La Dépêche Technique (supplément de La Dépêche Vétérinaire), deux articles pour les praticiens, toutes filières confondues, qui rappellent, entre autres, l'importance de lire et de respecter les recommandations des résumés des caractéristiques du produit (RCP) ainsi que de déclarer les effets indésirables.

Le premier article traite des risques liés à l'usage des vaccins vivants vétérinaires et a été publié dans La Dépêche Technique n° 206 (libre accès)

Vaccins vivants : supériorité de la protection clinique

Les auteurs y rappellent que les stratégies de production des différents types de vaccins vivants (naturellement virulents ou artificiellement atténués), hors vaccins vectorisés, conduisent à des propriétés très immunogènes. La supériorité de la protection clinique de ces vaccins vivants par rapport à celle des vaccins inactivés est démontrée, en particulier chez les individus à risque pour certaines maladies infectieuses.

Les risques théoriques (zoonotique, d'excrétion ou diffusion de la virulence, de réversion vers la virulence, de maladie vaccinale, de recombinaison entre des vaccins, de contamination de vaccins) lors de l'utilisation de ces vaccins vivants sont présentés puis, pour certains, illustrés avec des exemples issus des différentes filières.

« Les risques d'excrétion, de diffusion, de recombinaison et de contamination sont systématiquement vérifiés pour l'obtention d'une AMM lors d'études en laboratoires », soulignent les auteurs. Le risque zoonotique est vérifié au cas par cas, en fonction de la maladie ciblée et à la lumière des connaissances sur la maladie.

Lorsqu'un risque minime subsiste, il est indiqué dans le RCP.  « Les bonnes pratiques d'utilisation de ces vaccins vivants permettent de faire tendre le risque d'utilisation vers un niveau proche de zéro » , commentent les membres du comité.

Un second article qui traite des intérêts et des limites de l'antibiothérapie locale a été publié dans La Dépêche Technique n° 207 (libre accès). 

Antibiothérapie locale hors AMM : identification des pratiques à risque

« L'objectif de ces antibiothérapies locales est d'obtenir une action localisée et une exposition limitée permettant ainsi de ne pas augmenter le risque de développement d'antibiorésistance », précisent les auteurs.

Des pratiques identifiées comme « faisant l'objet de discussions » sont décrites telles que certaines mises en oeuvre chez plusieurs espèces (administration par voie diathélique, administration cutanée de formulations non destinées à un usage topique, nébulisation et inhalation) et d'autres dans quelques filières (injection locorégionale chez le cheval, traitements locaux en filière avicole ou chez les ruminants).

Les usages hors AMM sont inventoriés, en identifiant les pratiques à risques. 

Les preuves d'efficacité de certaines pratiques hors AMM sont difficiles à obtenir. « Il est de ce fait important et nécessaire de respecter les conditions d'utilisation telles que mentionnées dans le RCP des médicaments commercialisés et, lors d'un usage hors AMM, d'utiliser ceux-ci en évitant toute dérive thérapeutique non justifiée sur le plan scientifique ou médical et ceci, même si l'antibiothérapie semble répondre initialement à des intentions cliniques pragmatiques », préviennent les auteurs de l'article. M.J.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1686

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