Vascularites : un vaste groupe de maladies associées à des lésions vasculaires graves

Les vascularites se manifestent souvent en début d'évolution par un purpura. L'ischémie, secondaire aux lésions vasculaires, peut entraîner une nécrose plus ou moins importante et étendue des tissus normalement irrigués avec formation de papules, de plaques, de croûtes ou d'ulcères bien circonscrits, à l'emporte-pièce.

© Emmanuel Bensignor

Emmanuel BENSIGNOR

Spécialiste en dermatologie

Consultant à Paris 3e, Rennes-Cesson et CHV Atlantia (Nantes)

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Dermatologie

Les vascularites représentent un vaste groupe de maladies associées à des lésions vasculaires graves caractérisées par une altération de la paroi des vaisseaux, à l'origine d'une nécrose des tissus irrigués. Elles touchent les chats et les chiens mais sont plus fréquentes chez ces derniers.

La plupart des vascularites sont causées par une hypersensibilité de type III, avec formation et dépôts d'immuns complexes dans la paroi de vaisseaux sanguins, mais il est probable que de nombreux autres mécanismes entrent en jeu.

L'étiologie de la vascularite peut être génétique, médicamenteuse (vaccins), virale (parvovirus), parasitaire (piroplasmose, leishmaniose) ou immunologique (lupus érythémateux). Toutefois, dans 50 % des cas, aucune cause sous-jacente ne peut être identifiée (vascularite « idiopathique »).

Les lésions siègent préférentiellement au niveau des vaisseaux de petit calibre. En pratique, les extrémités des membres ou des pavillons auriculaires sont souvent touchées.

Affections douloureuses en général

Cliniquement, de nombreuses expressions cliniques peuvent être observées. Les vascularites se manifestent souvent en début d'évolution par un purpura. L'ischémie, secondaire aux lésions vasculaires, peut entraîner une nécrose plus ou moins importante et étendue des tissus normalement irrigués avec formation de papules, de plaques, de croûtes ou d'ulcères bien circonscrits, à l'emporte-pièce.

Ces lésions sont en général douloureuses et peuvent être associées à un syndrome fébrile.

Le diagnostic est clinique. Une confirmation de l'atteinte vasculaire peut être obtenue par un examen histopathologique mais celui-ci doit être réalisé précocement (lésions purpuriques) et le prélèvement doit être profond.

Le traitement des vascularites est d'abord étiologique si possible (traitement de l'infection, arrêt du médicament suspecté...). Le pronostic dépend de la cause sous jacente, plus ou moins facile à traiter.

Lors de nécrose, il peut être nécessaire de parer les zones atteintes sous anesthésie générale.

L'usage des corticoïdes peut être envisagé en début d'évolution. Les dérivés des méthylxanthines ont été proposés pour lutter contre l'ischémie. La ciclosporine et les inhibiteurs de janus kinase ont été utilisés dans des cas isolés ou des petites séries de cas. ■

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