Site équin de l'ENVA : deux nouveaux équipements d'imagerie

Parmi les deux nouveaux équipements d'imagerie, le scanner.

© ENVA

Exercice

Installés depuis fin octobre, les nouveaux équipements d'imagerie de pointe du site équin de l'école vétérinaire d'Alfort, en Normandie, seront inaugurés début février. Il s'agit d'un scanner de dernière génération permettant la réalisation d'examens d'imagerie sur cheval debout et simplement tranquillisé et d'un équipement de scintigraphie osseuse.

L'école vétérinaire d'Alfort (ENVA) a annoncé poursuivre le développement de son site équin de Normandie Equine Vallée, à Goustranville (14) avec la mise en service de deux équipements d'imagerie médicale.

Le premier associe un scanner grand diamètre (90 cm d'ouverture), double énergie, de dernière génération à une plateforme unique permettant le déplacement du scanner autour du membre examiné. « Il s'agit de de la première installation de ce type en France », souligne l'école.

Ce nouveau scanner permet de réaliser des examens de la partie basse des membres, localisation la plus fréquente des affections locomotrices, sur un cheval debout, simplement tranquillisé puisque, contrairement aux dispositifs classiques, le cheval reste immobile. C'est l'appareil qui se déplace autour de lui.

« Installé dans une fosse de plus d'un mètre de profondeur, l'équipement s'ajuste précisément en hauteur pour s'adapter aux différentes régions anatomiques examinées (membres, tête). Pesant plus de deux tonnes, la machine se déplace avec une précision inférieure au millimètre, condition essentielle pour garantir la qualité diagnostique des images. Cette approche évite le recours à l'anesthésie générale, procédure contraignante, chronophage et plus risquée chez le cheval », explique l'ENVA.

Ce scanner de dernière génération permet de plus l'acquisition d'un grand nombre d'images à la seconde : entre 80 et 160 images peuvent être acquises par seconde améliorant la rapidité de l'examen et, par conséquent, la netteté des images réalisées sur un cheval debout tranquillisé. Il est aussi équipé d'outils d'intelligence artificielle augmentant la qualité d'image de la machine.

Partenaires académiques

La seconde technique d'imagerie installée est un équipement de scintigraphie osseuse dédié au cheval permettant l'évaluation du métabolisme de l'ensemble du squelette du cheval.

« Ce projet CPER Image-TREAT constitue un levier pour la recherche en santé équine, en particulier sur la physiopathologie et le traitement des affections articulaires et tendineuses. Ces travaux sont conduits en collaboration avec des partenaires académiques, notamment l'Université de Caen-Normandie, ainsi que des entreprises dans l'évaluation de nouvelles approches thérapeutiques et de prévention », poursuit l'école. Elle précise qu'il renforce les capacités d'investigation clinique et de recherche de l'ENVA et du Groupement d'intérêt scientifique Centaure regroupant les équipes normandes de l'Anses*, de l'ENVA, du GIP Labéo, de l'Inrae**, de l'université Caen-Normandie et de la ComUE Normandie Université conduisant des travaux de recherche en santé équine dans une approche One health.

Financés dans le cadre du contrat de plan État-Région Normandie 2021-2027, avec le soutien de l'Union européenne, via le projet Image-TREAT, ces équipements « permettent de faire évoluer la plate-forme d'imagerie de l'ENVA disposant par ailleurs de deux appareils d'IRM, de radiographie et d'échographie dédiés au cheval ».

Intégrés à l'hôpital des équidés de l'ENVA, ces équipements d'imagerie permettent de développer une recherche clinique observationnelle de haut niveau bénéficiant à la fois aux chevaux athlètes comme aux animaux de loisir ou vivant au pré, atteints de tout type d'affections (locomotrices ou médicales). Ils seront inaugurés le 6 février. M.L.

Encore plus d'infos !

Reportage de présentation du scanner sur YouTube : ici.

* Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

** Inrae : Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

Article paru dans La Dépêche Vétérinaire n° 1785

« Toute reproduction, diffusion, traduction ou exploitation totale ou partielle de nos contenus de quelque nature que ce soit, accessibles gratuitement ou non, sans l’autorisation écrite et préalable de La Dépêche Vétérinaire, est strictement interdite (articles L. 335-2 du Code de la propriété intellectuelle) »
Envoyer à un ami

Mot de passe oublié

Reçevoir ses identifiants