Ancien ministre de l'Agriculture, notre confrère François Patriat est décédé à 83 ans
François Patriat manifestant en 2013 aux côtés de ses confrères vétérinaires contre la mesure de découplage prescription-délivrance des antibiotiques critiques, voulue par Marisol Touraine.
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Disparition
Ancien ministre de l'Agriculture et soutien d'Emmanuel Macron, notre confrère François Patriat (Alfort 1968) est décédé, le 19 août, à l'âge de 83 ans, à l'hôpital de Dijon, des suites d'un accident de vélo survenu le 17 juillet dernier. Sorti de l'école vétérinaire d'Alfort en 1968, major de promotion, notre confrère a exercé comme praticien, en Côte d'Or, à Pouilly-en-Auxois.
Sénateur de la Côte-d'Or
Sénateur de la Côte-d'Or depuis 2008, ancien membre du Parti socialiste (PS), il a rallié Emmanuel Macron dès la première heure, quittant en mars 2017 le PS pour rejoindre le mouvement En marche d'Emmanuel Macron, alors candidat à la présidence de la République.
Avant son décès, il présidait le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (anciennement La République en marche) au Sénat depuis sa création, en 2017, et était membre du bureau exécutif de La République en marche depuis la même année.
Notre confrère est né le 21 mars 1943 à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or). Il est membre du Parti socialiste à partir de 1974 et élu conseiller général de la Côte-d'Or en 1976, mandat qu'il conserve jusqu'en 2008. Notre confrère est élu député en 1981, 1986, 1988 et 1997. Sous le gouvernement de Lionel Jospin, il est successivement secrétaire d'État chargé des PME, du Commerce et de l'Artisanat, et ministre de l'Agriculture et de la Pêche en 2002, remplaçant Jean Glavany. Il est également maire de Chailly-sur-Armançon de 1989 à 2001 et président du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015.
Soutien de la mobilisation des vétérinaires en 2013
À l'occasion de la Journée sans vétérinaires du 6 novembre 2013 organisée par le SNVEL*, il avait manifesté dans la rue aux côtés de ses confrères vétérinaires, à Paris, pour protester contre la mesure de découplage prescription-délivrance des antibiotiques critiques prévue dans l'avant-projet de loi d'avenir agricole, voulu par la ministre de la Santé d'alors, Marisol Touraine.
François Patriat, à l'unisson des autres parlementaires vétérinaires, avait estimé que « le projet de loi d'avenir pour l'agriculture (avait) fait l'objet d'un arbitrage choquant qui (mettait) en péril l'existence du réseau des vétérinaires ». Il avait déploré la stigmatisation dont faisait l'objet la profession sous couvert de lutte contre l'antibiorésistance.
Face à la forte mobilisation de la profession, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, sous la présidence de François Hollande, avait finalement renoncé à sa mesure. M.J.
* SNVEL : Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral.





